mission quitter cuba !!!
Il s’est passé une semaine seulement depuis mon dernier mot et pourtant tant à raconter :
- Petite virée dans les champs de tabacs
Comme la recherche d’un bateau n’a pas été concluante, j’ai finalement résolu à prendre un avion pour rejoindre le continent. Et comme ca me faisait gagner le temps de la traversée, je me suis dit que j’allais bien en profiter pour aller me faire une petite virée à la campagne, histoire de découvrir une autre atmosphère que La Havane… et alors, on a décidé, avec Casper, d’aller dans les champs de tabacs, la région de Piñar del Rio.. une des provinces réputée comme étant la plus belle de Cuba… on a d’abord pensé louer une moto pour y aller… et en fait, après une matinée à déambuler dans la capitale, la mission s’est déclarée très difficile.. on s’est finalement rabattu sur le bus pour s’y rendre…. (genre le bus touristique avec la clim à fond où on se caille bien à l’intérieur !! ) et en descendant à Viñales… les propriétaires nous atttendaient à la descente pour proposer des casas (logement pour touristes fortunés… mais de toute facon, à Cuba, en tant que touriste, soit t’es « fortuné » soit tu y viens pas …. La vie ici pour les étrangers est très chère)… evidemment, ca m’a pas top branché de me faire halpaguer directement à la descente du bus… et finalement, on a loué une petite mobilette (enfin… on va dire que c’est une mobilette, c’est mieux pour l’histoire !!) et hop, nous voilé parti à 2 sur notre motociclette à travers les routes cubaines !! Enfin, je parle de route juste pour le début, ensuite c’est entre la piste de cross et le chemin de campagne !! Bref, quelle joie, quelle sensation de liberté, et en plus, pour moi, c’était la première fois que je conduisais une bécane, et en plus à 2, avec nos petits sacs !! on a dormi dans un micro village perdu, dans une famille… partager leur foyer et leur tradittions était tres enrichissant, réciproquement.
Le lendemain, direction la mer, pour un peu d’exercice sur une plage blanche avec un mêt nouveau pour moi : une belle langouste cuite au feu de bois ! .. succulent !!
Nous avons traversé des petits paysages splendides, entre mer et montagne, avec les champs de tabacs sur la terre rouge rouge vif, le fermes perdues et les bœufs qui tractaient la machine pour labourer le champs… un autre monde, définitivement une autre époque !! Ensuite nous avons dormi dans un charmant village : Perto Esperanza, dans une casa tres agreable où je leur ai offert un croquis de leur port pour les remercier de leur accueil, ambiance tres fqmilliale.
Bref, la petite virée a durée 3 jours de liberté intense, de paysages et de scènes de vie très intenses. De retoour à Viñales, on a appris que les falaises étaient réputées pour grimper, et en effet, plus de 250 voies ont été ouvertes, du 4 au 7C… malheureusement j’ai pas grimpé par manque de temps, mais je vous assure que ca me titillait bien de tester un peu les parois cubaines. (avis aux grimpeurs… ca vaut le détour !!! je vous montrerai les photos !! )
D’ailleurs, a propos des photos, je pense monter un album sur un autre site, je vous mettrai l’adresse quand ce sera fait, car ici a cuba, tout ce qui a attrait à la communication, à la modernité, est soit très cher, soit très rare, et souvent les 2 !!
- Le retour sur EGAIA
Vers 22h vendredi, on rentre un peu creuvés vers notre bateau maison… et là, on voit des gens dedans … tien tien, qu’est ce qu’il se passe ?? et en fait, les cubains le louaient enfin, et il partait le lendemain à 5 h pour Trinidad, donc on a dormi un peu dedans, et on s’est fait virer de bonne heure.
- Quitter Cuba …. Toute une épopée !!!
Voila le dernier volet de mon récit … mais pas le moins épique !! l’idée à la base était de trouver un bateau le plus rapidement possible. Voyant que c’était difficile, je me suis rendu compte que l’avion allait surement etre plus rapide… je suis parti faire une petite virée, et ensuite hop, je me suis dit que j’allais partir !! ah la belle idée !! j’ai d’abord réservé un vol pour cancun, au Mexique car il n’y a avait pas de vol direct pour le guatemala. Puis à y mieux réfléchir (je n’avais que 3h de sommeil en réserve, donc autant dire que mes pensées mettaient du temps à se mettre en place, surtout à 7h du mat !!) je me suis rendu compte que traverser le Mexique, le bélize et le guatemala avec 2 sacs qui pèsent plus de 40kg était peut etre pas l’idée du siècle !! en plus, l’estimation du prix des billets de bus a fini de me dissuader : autant payer un peu plus cher, mais arriver directement au guat… donc premier changement, je ne pars finalement pas samedi, mais dimanche… tout content, je profite de ma dernière soirée à cuba, je dors encore que 3h (taxi à 4h30 !!) et me pointe comme une fleur à l’aéroport, fait plastifier mon sac et attends à l’enregistrement. Mon tour arrive, je présente mon passeport… et la nana me demande mon numéro de billet electronique ? je dis que j’ai acheté par internet et que je n’ai pas pu reconsulter pour le récupérer. Elle va voir sa copine a coté… elles font des grimaces qui ne me plaisent pas, pour me dire enfin que je dois leur donner le numéro du billet… c’est la première fois q’on me le demande, habituellement le passeport suffit… je me dis que la ca commence à etre le début des embrouilles. 1h30 avant le départ, le chrono est lancé ! je lui demande si il y a intternet a l’aéroport, elle me dit oui… mais de l’autre coté des douanes… la ou je ne peux pas aller ! je cogite rapido… le temps pour rejoindre la ville : 40 minutes le voyage, c’est mort… je demande les hotels proches : aucun… je commence à transpirer sous mes pulls et manteaux (car pour alléger mon sac qui est déjà en surplus, j’ai mis mes grosses chaussures, mon gros pantalon, le pollaire, l’anorak, limite meme l’imperméable directement sur moi !! ) donc je me dis que je vais appeler quelqu’un pour regarder mes mails pour me chopper ce foutu numéro !! alors, quelqu’un de joingnable, qui ait internet, et dont je connaisse le numéro par cœur… j’opte pour ma mère… la pauvre, c’est toujours elle que je mène dans les plans foireux à 2 bals !!! donc j’achèete une première carte internationale, lui donne les infos, explique rapido, les codes et compagnie, et au bout de environ 1m30, plus de crédit… Je veux racheter une autre carte… plus assez de sous (c’est horriblement cher !!) je vais au distributeur… et là, surprise : plafond de retrait atteint !! (j’ai dépanné un pote qui a perdu sa carte, ce fameux Casper, que j’aurai volontiers lapidé sur place s’il avait été la !! ) donc carte inutilisable (biensur les cabines ne prennent pas les carte de crédit dirrectement, ce serait trop facile !! ) alors je change un peu de dollars de secours.. La queue au bureau de change, racheter 2 cartes de téléphone international, rappeler ma pauvre maman qui se battait avec ma boite mail… ENFIN dégotter un numéro… Je refais la queue, arrive…. Et la nana m’annonce que c’est pas le bon numéro et qu’elle ferme le guichet après moi …bon, ben cette fois, je capitule… le vol me passe sous le nez !! Je rentre donc en taxi (qui je repaie les yeux de la tête car il n’y a aucun bus !!) et la tout dépité, je reviens dans la casa, où casper me voyant revenir, a écouté mes histoires ! je m’endors de fatigue et d’énervement un peu tout de meme !! 2h plus tard je me lève, réfléchis un peu. J’enlève le plastic autour de mon sac pour prendre un truc, cherche la clé de mes 3 cadenas… cherche une nouvelle fois, une troisième fois… « Oh, merde, j’ai perdu la clé » !!! mes sacs sont fermès à clés, avec ces petits cadenas et moi comme un idiot j’ai perdu la clé surement dans l’agitation a l’aéroport !! cétait la cerise sur le gateau, la goutte d’eau qui fait déborder le vase !! Finalement, je retente d’acheter un billet, qui cette fois est refusé … je commence à me dire que quitter cuba est vraiment le parcours du combattant !!!
Autant vous dire que mon moral n’était pas bien haut !! et maintenant alors ?? … il se trouve que apparemment les transactions étaient trop rapprochées, donc non validées. J’ai donc fini par acheter un billet pour mercredi, et cette fois j’ai recu le numéro de confirmation, il me reste a trouver un endroit dans la capitale pour le faire imprimer ce qui n’est pas gagné !! donc normalement je pars mercredi pour le guatemala… enfin j’espère cette fois !! et pour l’histoire des cadenas, j’avais pensé essayer de les couper avec mon couteau suisse… et finalement, j’ai demandé au cubain chez qui on dort… il a remené une petite pince à 2 sous, il a tappé dessus en tirant, et le penne lache tout seul, un vrai jeux d’enfant, c’est fou !!! les cadenas il n’y a vraiment que les touristes qui ne savent pas les ouvrir !!
Voila les petites aventures, je suis bien content que tout semble tout de meme s’arranger, car j’ai eu des moments bien galere ces 3 derniers jous tout de meme, je vous avoue que je serai tout de meme content d’arriver au Guatemala !!
En tout cas, la Havane, j’ai maintenant eu le temps d’y flaner un peu, on fait de plus en plus local, on prends les bus urbbains, on se fait moins arnaquer et on connaît de bonnes adresses !! ce soir on est meme allés au cinéma !! c’est une ville fascinante, tout comme ce pays, où il y a tant de contrastes, c’est surprenant. La phrase que les gens disent ici est « No es facil » et en effet, la vie pour les cubains semble tellement loin de la mienne, de la notre. L e rationnement ici est toujours en vigueur, trouver des œufs et des légumes est une mission, un restaurant représente un mois de salaire, la propagande est partout, les libertés sont très réduites, les contacts entre cubains et touristes tres controllés, acheter une voiture est impensable, ce sont des voitures de l’état, tout comme les maisons, personne n’et propriétaire quasimment. Et en meme temps, la musique est a tous les coins de rue, les sourirs sur tous les visages, les gens sont aimables, je n’ai pas vu une violence dans les rues, les couleurs sont belles, les enfants jouent sur toutes les places… Cuba est un pays où les calèches cotoient les voitures, où le moindre extra devient un mission ou est impossible, les belles facades colorées font face à des murs qui se délabrent. La vie ici semble décallée, comme sortie du temps. C’est un mélange difficile à capter, et à la fois c’est ce qui participe à donner à la ville son charme. J’espère pouvoir partir demain, mais c’est un pays qui donne envie d’y revenir, poursuivre la découverte et l’émerveillement
A bientôt,
Bertrand
Lundi 22 février 2010, La Havane, casa particular, minuit