quelques mots sur le pays

Publié le par Bertrand DORET

  • Présentation
Guatemala
© Christelle Guénot

      Le Guatemala est un pays qui a tant à proposer : paysages somptueux, volcans en activité, lacs, jungles, villages séculaires perdus sur les hauts plateaux, côtes atlantiques et pacifiques, sites archéologiques...
Autrefois visité en tant qu'extension d'un séjour au Mexique, le Guatemala est devenu maintenant, à juste raison, une destination à part entière. Ce n'est pas parce qu'il est petit qu'il y a moins de choses à voir. Bien au contraire. La grande majorité des habitants descend directement des Mayas.
      Les Indiens, largement majoritaires dans la population, ont su conserver leurs langues, leurs coutumes, leur folklore et leurs costumes particulièrement riches en couleurs.
      À la différence du Mexique, beaucoup plus métissé, le Guatemala nous plonge en pleine culture amérindienne, au cœur du monde maya. La plus grande partie du pays est sauvage, intacte, authentique.
      Et puis un site archéologique extraordinaire, Tikal, et l'un des plus beaux lacs du monde, Atitlán, entouré de ses volcans aux cônes parfaits.

 

 

Population : 13,3 millions d'habitants.
- Superficie : 108 890 km².
- Capitale : Ciudad Guatemala.
- Langues : espagnol, 24 langues indigènes.
- Monnaie : quetzal (Qtz).
- Régime : présidentiel.
- Chef de l'État : Álvaro Colom (social-démocrate, élu en novembre 2007).

- Sites inscrits au Patrimoine de l’Unesco : Antigua (inscrite en 1979), le Parc national de Tikal (1979), le parc archéologique et les ruines de Quirigua (1981).

 

  • Géographie et climat

Géographie

Territoire de 108 890 km², au relief extrêmement diversifié.

- Le Petén, au nord du pays, enclavé entre le Mexique et le Belize, est une immense plaine de forêts tropicales humides où il fait très chaud. La présence de l’eau est importante, avec des lacs comme le Petén Itzá (celui de Flores). Le Petén est aussi traversé par deux grands fleuves : le rio de la Pasión et le rio Usumacinta (qui sert de frontière avec le Mexique).

- L'Altiplano, qui occupe l’Ouest et le centre du pays, forme la région des volcans et des hauts plateaux, avec des altitudes oscillant entre 1 500 et 2 500 m. Un relief escarpé, aux magnifiques paysages de montagne : sierras des Cuchumatanes, de las Minas, de Chuacús et de Chamá. Et une région sauvage où les villages indigènes semblent encore vivre comme aux XVIe et XVIIe siècles. Cette région est couverte de volcans, dont certains sont en activité permanente, comme le Santiaguito (région de Quetzaltenango) et le Pacaya, près d’Antigua. C’est dans l’Altiplano que se trouve l’un des plus beaux lacs du monde, le lac Atitlán, dominé par des volcans aux cônes parfaits.
- Coincée entre cette chaîne de volcans et l’océan Pacifique, une plaine de 50 km de largeur en moyenne s’étend sur 250 km du nord-ouest au sud-est. Cette plaine est très fertile (grâce aux cendres volcaniques) et produit de la canne à sucre, du cacao et de nombreux fruits exotiques. Sur la côte même, il n’y a pratiquement pas de station balnéaire, seulement quelques villages colorés ; les plages sont de sable noir, les vagues souvent énormes, avec de forts courants. Sur les contreforts de la chaîne montagneuse, face au Pacifique, des plantations produisent un excellent café.
- L’est du pays est parcouru par deux grands fleuves : le río Polochic et le río Motagua (le plus long fleuve d’Amérique centrale), qui se jettent dans l’Atlantique. Ils traversent en fin de parcours la région du río Dulce et du lac Izabal (le plus grand du pays). Ces basses terres, chaudes et humides, possèdent une grande variété de faune et de flore.


 

Climat

      Vous entendrez souvent parler de l'invierno (hiver) pour dénommer la saison des pluies, alors que celle-ci a pourtant lieu en été, grosso modo de juin à octobre. Cette confusion vient tout simplement des conquistadors qui, comparant le climat avec celui de leur Castille natale, ont décrété que la saison sèche (de novembre à mai) ressemblait à leur été. Or, au Guatemala, nous sommes toujours dans l'hémisphère nord, et il n'y a donc aucune raison d'inverser les saisons.

      En réalité, la différence entre les deux saisons est beaucoup moins nette qu'au Mexique. Il arrive que la pluie tombe en saison sèche, notamment dans le Petén, où, de fait, les pluies sont assez fréquentes. Heureusement, elles tombent surtout l'après-midi. Prévoir donc les excursions tôt le matin.
      En ce qui concerne les températures, vous n'oublierez pas que la moitié du territoire est couverte de montagnes et de hauts plateaux. Les soirées et les nuits sont donc fraîches en altitude, et il faut prévoir des vêtements chauds (pull en laine) pour les régions de l'Altiplano. En revanche, grosses chaleurs dans les basses terres, sur la côte et dans la jungle du Petén.

Quand partir ?

      Novembre, décembre, janvier et février sont nos mois préférés : c'est la saison sèche, humidité très faible (sauf des pluies tardives dans le Petén), températures douces dans les régions tropicales et, de plus, très belle luminosité dans la région des volcans. Mais attention, au-dessus de 2 000 m, il peut geler la nuit.

Environnement

      Ce petit pays a pour lui une richesse bien précieuse : la forêt tropicale qui recouvre la région du Petén, au nord du pays. Mais, comme d'autres pays d'Amérique latine, le Guatemala est confronté aux graves problèmes de déforestation qui menacent peu à peu cette réserve naturelle d'oxygène et cet écosystème.

      Vous serez certainement surpris de la négligence des Guatémaltèques en ce qui concerne le respect de leur environnement. Les mauvaises habitudes ne sont pas récentes, mais les conséquences n'étaient pas aussi désastreuses avant l'industrialisation croissante, quand les déchets étaient biodégradables.
      Vous remarquerez aussi que l'air des grandes villes est souvent irrespirable : camions et bus hors d'âge, essence frelatée... Préparez-vous à faire de l'apnée !

 

  • Curiosités

Les ruines de Tikal

      Tikal (« le lieu des échos »), inscrit au Patrimoine mondial de l'Unesco en 1979, est sans nul doute le site le plus étendu et le plus impressionnant d'Amérique centrale.
      Ce qui est actuellement restauré ne représente qu'une infime partie du centre cérémoniel, les autres structures sont encore enfouies sous la végétation...
Au milieu d'un parc protégé de 576 km², les ruines occupent une surface de 16 km² ; c'est le centre de l'ancienne Tikal. Autour, il y avait des groupes de maisons modestes, construites en adobe, aujourd'hui disparues, où logeaient tous ceux, paysans, artisans, commerçants, qui faisaient vivre la ville.
      Tikal était autrefois recouvert de couleurs vives et de sculptures. Contrairement à Chichén Itzá et à Uxmal, tout a disparu ici à cause des pluies tropicales, de la jungle, de l'humidité... et du pillage. Après l'abandon du site, la jungle a rapidement repris ses droits.

Croisière sur le Rio Dulce

      Naviguer sur le rio Dulce est l'activité la plus répandue par ici. Si l'on a beaucoup de quetzales en poche (ou si l'on est à plusieurs), on peut louer une lancha pour la journée et demander au batelier d'aller se perdre dans les multiples affluents. Faune et végétation tropicales au programme. On peut aussi s'arrêter au biotope Chocón Machacas, sur la rive nord : écomusée où sont présentés les animaux et arbres de la région.
      On suit un sentier botanique au milieu de la forêt. Les amateurs demanderont le détour à l'île aux Oiseaux (isla de los Pajaros). Et puis, à la sortie du Golfete, une petite source chaude d'eau sulfurée.
      On peut aussi visiter tout ça au départ de Livingston ; les agences proposent un tas d'excursions dans ce genre, avec explications en prime.

  • Vie pratique

Décalage horaire

      Moins 7 h par rapport à la France en hiver ; moins 8 h en été car le Guatemala ne pratique pas le changement saisonnier d'horaire.

Électricité

      110 volts. Prévoir un petit adaptateur. Cependant, dans les hôtels de haute catégorie, on trouve également du 220 volts. 

Langues

      Si vous parlez l'espagnol, vous serez avantagé. Mais beaucoup d'Indiens ne le parlent pas, ou connaissent à peine quelques mots (faute de scolarité). Ils parlent leur langue d'origine maya. On en recense environ 24 : le quiché, le cakchiquel, le mam, le kekchi... À Livingston, les Noirs parlent le garifuna.

Poste

      La poste guatémaltèque a été privatisée il y a quelques années. L'acheminement du courrier s'est nettement amélioré. Comptez une semaine pour une lettre vers l'Europe. Préférez quand même glisser vos cartes postales dans les boîtes aux lettres des bureaux de poste des grandes villes. Achat de timbres uniquement dans les bureaux de poste.


  • Économie

      D'un côté, les Ladinos (métis) vivent principalement dans les villes et possèdent l'immense majorité des richesses du pays (terres, emplois, commerces...) ; de l'autre, les Indiens (Indigenas), marginalisés depuis la colonisation, ne possèdent que 20 % environ des terres pour 60 % de la population. Un peu artisans, surtout agriculteurs, les indigènes travaillent pour subvenir aux besoins essentiels de leur famille.
      Le Guatemala est l'un des pays les plus pauvres du continent. Les principales exportations sont : café (6e producteur mondial), canne à sucre, banane, cacao, cardamome.
      En 2000-2001, une surproduction mondiale a causé une chute des prix sans précédent. Le plan de sauvetage du gouvernement n'a pour l'instant rien donné.
      À cela s'ajoutent les sécheresses qui entraînent les mauvaises récoltes. Le gouvernement se révèle impuissant à endiguer les conséquences dramatiques liées à la malnutrition.
      Le tourisme est devenu une importante activité économique, générant une rentrée de devises équivalente à celle provenant de l'économie du café.
Les problèmes essentiels par ailleurs sont nombreux : éducation, santé, prostitution des mineurs, enfants de la rue, corruption...

 

 

 

- Informations issues du site routard-Guatemala -

 

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